Les enfants du voyage
Qui sont les enfants du voyage ?
Il n’est pas facile de répondre à cette question.
Le terme de « gens du voyage » est une invention administrative française qui date de la fin des années 60 et qui regroupe des populations très variées :
- des familles non sédentaires pour des raisons professionnelles (les bateliers, par exemple, les travailleurs saisonniers, les gens du cirque, les forains…) ;
- et des personnes que l’on désigne, en France, sous le terme générique de « Tsiganes et voyageurs ».
Le mot « Tsiganes », toutefois, prête à confusion. Il est susceptible d’engendrer deux grandes erreurs d’interprétation.
- Il constitue, en France, une invention des « non-Tsiganes » qui l’emploient pour désigner les « Tsiganes », mais les « Tsiganes » eux-mêmes ne l’utilisent jamais pour se définir.
- Le terme de « Tsiganes » regroupe, dans l’acception française, trois groupes de population : les Gitans, les Manouches et les Roms. Mais les « Tsiganes » ne sont pas forcément itinérants.
- Les Roms qui arrivent à l’heure actuelle en France ne sont pas des « gens du voyage ». Ce sont des personnes sédentaires et des migrants, qui viennent principalement de Roumanie et de Bulgarie, et qui fuient les conditions de vie très difficiles qui leur sont imposées dans leur pays. Leurs enfants sont éligibles au dispositif de prise en charge des élèves nouvellement arrivés en France.
- Une partie des Gitans et des Manouches, qui plus est, s’est sédentarisée. Les Gitans et les Manouches présents sur le territoire, ainsi que leurs enfants, sont le plus souvent français.
Une fiche bibliographique recense quelques ressources pour en savoir plus sur les gens du voyage.



