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Les élèves issus de familles itinérantes et de Voyageurs
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Les élèves issus de familles itinérantes et de Voyageurs

Qui sont les élèves issus de familles itinérantes et de voyageurs (EFIV) ?

Il n’est pas facile de répondre à cette question.
Le terme de gens dits « du voyage »  regroupe des populations très variées :

  • Une grande majorité de familles non sédentaires pour des raisons professionnelles  (les travailleurs saisonniers, par exemple, de très nombreux artisans, ainsi que  les gens du cirque et les forains…) ;
  • et des personnes que l’on désigne, en France, sous le terme générique de « Tsiganes et voyageurs ».

Le mot « Tsiganes », lui-même, prête à confusion. Il est susceptible d’engendrer plusieurs erreurs d’interprétation.

  • Il constitue, en France, une invention des « non-Tsiganes » qui l’emploient pour désigner les « Tsiganes », mais les « Tsiganes » eux-mêmes ne l’utilisent jamais pour se définir.
  • Le terme de « Tsiganes » regroupe, dans l’acception française, trois groupes de population : les Gitans, les Manouches et les Roms.
    • Une partie des Gitans et des Manouches s’est sédentarisée ou est en voie de sédentarisation. Les Gitans et les Manouches présents sur le territoire, ainsi que leurs enfants, sont Français.
    • Les Roms qui arrivent à l’heure actuelle en France ne sont pas des « gens du voyage ». Ce sont des migrants qui viennent principalement d'Europe de l'Est (Roumanie et Bulgarie en particulier), où ils ont fréquemment été sédentarisés de force au lendemain de la Seconde guerre mondiale par les régimes communistes, et qui fuient les conditions de vie très difficiles qui leur sont imposées dans leur pays. Leurs enfants sont éligibles au dispositif de prise en charge des élèves allophones nouvellement arrivés (EANA).
  • Le terme de Roms tend à s'imposer en Europe, depuis les années 1970, à l'initiative de l'Union romani internationale, pour désigner toutes les populations tsiganes européennes, car ils sont les plus nombreux, hors de nos frontières, en Europe, et car ils ont une intelligentsia qui défend et s'efforce de valoriser leur identité. Les Gitans et les Manouches français, toutefois, ne veulent pas qu’on les appelle des Roms.

Il existe une dernière catégorie de population à signaler au sein des gens dits « du voyage » : les Yéniches. Ils ne font pas partie des « Tsiganes » : ils viennent du nord de l'Europe (Allemagne, Belgique, Luxembourg, etc.).

La diversité est la règle parmi les gens dits « du voyage ». Les familles sont très différentes les unes des autres à l'intérieur même des groupes de population dont elles sont originaires, de la même façon qu'il existe une extrême diversité au sein de la population sédentaire. Le principal point commun de ces personnes est qu'elles se différencient des personnes sédentaires.

Une note actualisée le 8 juin 2015 présente de façon un peu plus détaillée et précise les voyageurs et leur rapport à l'école.

Une fiche bibliographique recense quelques ressources pour en savoir plus sur les gens du voyage.

Introduction rédigée par Jacques Chavanes à l'aide des informations transmises par Andrée Chastel et Elisabeth Clanet.

 

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