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Les élèves allophones nouvellement arrivés

Un élève allophone est un élève qui parle une autre langue que le français lorsqu’il arrive en France.

Les élèves allophones nouvellement arrivés (EANA) en France désignent, selon la définition de l’Éducation nationale, les élèves âges de six à dix-huit ans non révolus, venant de l’étranger, quelle que soit leur nationalité, présents sur le territoire depuis moins d’un an, ou depuis moins de deux ans s'ils n'ont pas été ou peu scolarisés antérieurement dans leur pays d'origine.

Des profils très divers

Les nouveaux arrivants présentent des profils linguistiques, scolaires et sociaux très hétérogènes.

  • Ils sont non francophones en règle générale, mais une partie d’entre eux est francophone : c'est le cas, en particulier, des élèves venant de certains pays d'Afrique noire, où ils ont été scolarisés en français, mais qui parlent le plus souvent une langue différente dans leur milieu d'origine (le lingala au Congo par exemple).
  • Les EANA peuvent arriver à tout moment de l’année dans les circonstances les plus variées : mobilité européenne, regroupement familial, demande d’asile, migration économique…

Des perspectives variables

Les parents des nouveaux arrivants peuvent être en situation régulière ou irrégulière sur le territoire, ou encore, dans une grande précarité statutaire et administrative. L'Éducation nationale est tenue de les scolariser, sans contrôler leur situation administrative, quelle que soit leur situation, dès l'instant où ils sont présents sur le territoire, conformément à la loi sur l'instruction obligatoire de tous les enfants et les adolescents âgés de 6 à 16 ans : la loi s'applique à tous les élèves, qu'ils soient Français ou non.

La précarité de la situation de certaines familles a toutefois une conséquence très importante : les EANA ne sont pas tous assurés de rester durablement en France.

Quelques idées reçues à démentir

Les EANA ne sont pas des élèves en difficulté.

  • Ils ont acquis en règle générale, dans leur pays d’origine, des connaissances et des compétences transférables dans l'école française. Une partie d'entre eux n’a jamais été scolarisée, mais ceux-ci ne sont pas les plus nombreux.
  • Le bilinguisme n’est pas en soi une source de difficultés scolaires. Il  peut être perçu comme un atout ou un handicap selon les langues parlées par les élèves : le bilinguisme anglais-français est valorisé, alors que le bilinguisme arabo-français, par exemple, tend à être dévalorisé.
  • Les familles de bon nombre d'EANA, en revanche, pâtissent fréquemment de difficultés sociales.
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